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La science à bon escient | campagne contre la politique du gouvernement Harper (Canada)

Les scientifiques canadiens en ont assez de la politique scientifique du gouvernement Harper. Par le biais de l'Association canadienne des professeures et professeurs d'université, une campagne vient d'être lancée qui propose des informations claires et des possibilités d'action.

La science à bon escient | CAUT

Extrait de son site :

Voici des exemples de politiques et de décisions du gouvernement fédéral en matière de financement qui menacent l’avenir de la science et de la recherche :
  • Réorientation des fonds alloués à la recherche fondamentale
  • Révocation du financement aux recherches politiquement gênantes
  • Noyautage des conseils d’administration des conseils subventionnaires
  • Modification des priorités des conseils subventionnaires
  • Réaffectation des fonds au profit des « chercheurs vedettes »
  • Bâillonnement des scientifiques, des bibliothécaires et des archivistes du gouvernement
  • Réorientation de la recherche scientifique publique au profit du secteur privé
  • Influence excessive du secteur privé dans la recherche universitaire


  • Colloque La révolution de la science ouverte et de l'accès libre : état des débats et des enjeux

    L'Association science et bien commun a le plaisir de vous inviter à son colloque « La révolution de la science ouverte et de l'accès libre : état des débats et des enjeux » qui se tiendra les 6-7-8 mai à Québec (Université Laval) dans le cadre du congrès annuel de l'Association francophone pour le savoir (ACFAS). Le programme est en ligne sur le site de l'ACFAS.

    DescriptionLa science ouverte (open science) recouvre au moins quatre grands aspects de la pratique scientifique: 1. l'accès libre pour tous les internautes à toutes les publications scientifiques arbitrées par les pairs (le libre accès), 2. le partage en ligne des données de recherche (la science en ligne), 3. la science collaborative (ou citoyenne) qui inclut des chercheurs non professionnels dans les projets de recherche et, 4. la science 2.0 qui regroupe les réseaux sociaux et blogs où s'expriment de plus en plus les chercheurs, y compris pour présenter et mettre en débat leurs hypothèses. L'existence même de ces nouvelles pratiques est une révolution par rapport aux pratiques conventionnelles de la science : articles publiés dans des revues payantes, données protégées ou secrètes, exclusion des non-pairs, confinement à la parole scientifique institutionnelle (dans les revues ou les livres). Selon les pays, les universités et les disciplines, cette révolution s'effectue à des vitesses différentes. Où en sont les chercheurs et les universités francophones?

    Afin d'éclairer les chercheurs et les administrateurs universitaires sur les avantages et les conséquences des différentes pratiques de la science ouverte, ce colloque rassemble des spécialistes de différents pays qui feront un état des lieux et des débats sur trois de ces thèmes. Cet état des lieux permettra aussi de débattre de la façon dont ces pratiques devraient être considérées dans les programmes de recherche et de formation des universités québécoises et dans la future politique nationale de recherche et d'innovation du Québec. Une table ronde sur les dépôts institutionnels en accès libre rassemblera d'ailleurs des représentants de la plupart des universités québécoises.
    Ce colloque sera aussi l'occasion de présenter une nouvelle revue, Sciences et bien commun, et de tenir l'Assemblée générale annuelle de l'Association science et bien commun, le 8 mai à midi.